Le goût de notre société pour l’abstraction, nous joue parfois de sacrés tours. C’est le cas en particulier pour certains apprentissages fondamentaux que l’éducation nationale est chargée de délivrer à nos enfants. J’observe parmi ceux que je reçois, les difficultés rencontrées pour assimiler les quatre opérations -addition, soustraction, multiplication, division- quand ces notions leur sont proposées sans qu’ils puissent d’aucune manière faire les correspondances avec les réalités de leur vie quotidienne. Alors très vite les parents s’inquiètent, les enseignants alertent, on rajoute une heure de soutien, on incite à consulter, mais personne ne s’interroge : quel lien peut-il y avoir entre cette difficulté de l’enfant et sa vie en général ?
trop compliqué ?
L’addition est un geste quotidien si riche de sens. Et il y a ces additions heureuses qui nous mettent au large : le temps que maman m’accorde + le temps que me consacre papa. Et ces additions malheureuses : la maladresse du vase que j’ai cassé + la parole blessante sur mon incapacité à faire attention. Il y a ces additions possibles, et celles qui semblent définitivement impossibles : aimer son mari + aimer son enfant ? Et tant d’autres situations... En remontant de la difficulté de l’enfant à son vécu, apparaît fréquemment derrière le blocage un besoin qu’il voudrait signaler. Mais y a-t-il quelqu’un pour l’aider à le décrypter et pour l’accompagner vers une résolution ?
2 commentaires:
merci pour cet article !
Riche de sens effectivement !
Je n'avais jamais envisagé les choses sous cette lumière :)
Vivent les mélanges, qu'ils soient additions, soustractions, divisions, multiplication ... !
Merci de nous montrer que l'usage que nous faisons des mots est bien restreint et qu'en écoutant leur vrai sens on peut élargir notre compréhension du monde.
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