début de ce blog - 24 décembre 2008

Le divin rencontre l'humain, le céleste fait du terrestre son nid,
l'essentiel allume ses lumières aux fenêtres de l'existentiel… Une histoire de naissance !

mercredi 7 janvier 2009

Le corps extérieur

Un de mes profs à la fac (j’ai eu la chance d’avoir de très bons professeurs) disait : « La nature est le corps extérieur de l’homme ». À la fin des années soixante-dix, cette affirmation passait pour extravagante, et peu de personnes (très peu !) était en mesure d’entendre cela. Depuis, du chemin a été parcouru, malheureusement pas dans le bon sens, vers une aggravation de la situation écologique de notre planète telle qu’il devient difficile à toute personne intelligente de contester la valeur de cette proposition.

Toutes les exactions et pollutions que nous infligeons aux forêts, aux animaux, aux océans, à l’atmosphère... c’est à nous-mêmes que nous les infligeons. L’humain fait main basse sur son environnement, exactement comme un individu dérangé se mettrait à exploiter ses jambes sans se rendre compte qu’elles sont une partie de lui-même ! Tout ce que nous détruisons par appétit du gain, nous manquera bientôt. Tous les toxiques que nous disséminons dans la nature, viendront sous peu dévorer notre santé.

Je pense comme beaucoup d’autres aujourd’hui, qu’il est temps de se réveiller. La différence dans mon approche de cette question environnementale, c’est que je ne veux pas considérer la planète comme un objet, un objet abîmé qu’il faut maintenant se dépêcher de réparer. Mais, selon la parole de mon professeur, comme le prolongement extérieur de notre corps, comme la continuité de l’être vivant que nous sommes.

fleur généreuse, reflet extérieur de ma générosité ?

Quand une personne de notre entourage pratique l’automutilation, nous n’hésitons guère à lui suggérer de se faire soigner. Et pas seulement d’aller voir un chirurgien pour réparer le visible, mais aussi de rencontrer un psy pour soigner l’invisible. Concrètement j’ai pris des dispositions importantes pour réduire mon impact négatif sur la planète, mais je n’oublie pas que j’ai besoin de me réconcilier avec la nature, de retrouver le sens sacré de la Vie.

Et une promesse nous est faite. Une très belle promesse. Si nous acceptons d’entreprendre cette ‘thérapie’, les processus vitaux se mobiliseront à nos côtés pour restaurer et guérir. Accepteriez-vous de suivre ce chemin avec moi ?

mardi 6 janvier 2009

L'émotion

Il est intéressant d’observer que l’être humain est équipé d’un système de mémoire haute-fidélité très performant. Les neurosciences l’ont démontré, toutes les informations sensorielles qui nous parviennent sont stockées dans l’ensemble des cellules de notre corps (pas seulement les cellules nerveuses), et cela semble-t-il depuis l’âge d’environ six semaines de vie fœtale, au moment où s’ébauche l’axe neural (la future colonne vertébrale). Heureusement cette mémoire est principalement inconsciente, sinon il y aurait sans doute des ‘bouchons’ sur nos autoroutes de l’information !

Mais cela signifie clairement que nous vivons en permanence avec le cumul de toutes nos expériences acquises. Galère ? Chance ? La mémoire est la base de tous nos apprentissages, il y a donc là incontestablement un trésor inestimable. Pourtant quand on sait aussi combien nous sommes capables de nous embourber dans nos mauvaises habitudes, on préfèrerait parfois pouvoir effacer tout le disque dur !

Une piste mérite encore toute notre attention. L’émotion n’est pas une information sensorielle primaire, mais une réponse interne secondaire à une situation donnée. Cela signifie que lorsque nous retrouvons consciemment dans notre mémoire une scène douloureuse de notre vie passée, nous pouvons séparer l’image, le son, les sensations, les odeurs et les saveurs, de la réaction émotionnelle que nous y avons associée. Le vécu ne s’efface pas - il est une expérience (même pénible) source de connaissance. L’émotion, elle, peut être modifiée - elle est une réponse (parmi d’autres possibles) à cette expérience.

Certes ce processus de changement se fait mieux avec l’accompagnement d’une personne compétente. Mais il est accessible à chacun d’entre-nous. C’est une sacrée bonne nouvelle ! On ne réécrit pas l’histoire de sa vie, mais on peut donner des réponses neuves aux situations anciennes qui nous ont blessé.

Peut-être avez-vous des témoignages en ce sens ?

lundi 5 janvier 2009

Trouble

Depuis de nombreuses années, j’ai pris l’option de décider et d’agir prioritairement en fonction des ‘motions’ de ma conscience. Cela ne me facilite pas toujours l’existence, parce que mes choix personnels ne sont pas souvent en phase avec le monde ambiant. Mais cela donne à mon parcours une colonne vertébrale, quand la foule suit seulement les modes et les urgences du moment.

Pour pouvoir vivre de cette manière, la condition c’est de rester à l’écoute. À l’écoute de tout ce qui vient vers moi, mais aussi à l’écoute de tout ce qui parle en moi. Alors de toutes ces informations naît une ligne directrice qui s’inscrit avec force dans mon esprit et qui me dicte ma conduite. Évidemment cela ne veut pas dire que je ne suis pas soumis à toutes sortes d’hésitations et de tergiversations quant à la bonne manière de mettre en pratique ces orientations. Je suis plutôt scrupuleux, désireux de bien faire, et donc souvent dans la difficulté d’affirmer vers mon entourage mes solutions. Mais au fond de moi le schéma directeur est clair. La vision est limpide.

mer de rochers dans le Cantal

Sauf à certaines heures. Certains jours. Des évènements se sont bousculés. Des besoins contradictoires sont apparus. Et comme le vent du sud qui prend son élan sur la place publique et soulève la poussière pour nous la jeter à la figure, je me trouve perdu, aveuglé. Cette fois mes hésitations ne concernent plus la façon de traduire vers l’extérieur ce qui m’habite. Elles sont à l’intérieur. Je ne sais plus. Ma boussole tournicote. L’eau claire se trouble de tout ce qui a été agité par le tourbillon. Il faudra du temps. Retourner aux gestes simples du quotidien. Se laisser porter un peu par le courant. Pour retrouver la vision dont découle mon action.

Aujourd’hui a été une journée comme cela. J’attends maintenant la joie de sentir revenir en moi le calme apaisant.

dimanche 4 janvier 2009

Reliés

Écouter l’oiseau sur le rebord du balcon. Écouter son chant, mais aussi sa présence. L’écouter non pas seulement comme on entend un son parmi d’autres. Mais se sentir un instant relié à lui.

Soudain l’espace est habité. Cette brève apparition change tout. Ce n’est pas que l’oiseau soit particulièrement important, ni même particulièrement beau. Mais c’est que pour cette fois quelque chose en nous est particulièrement présent. Présent à la présence. La sienne, la nôtre. Et du coup l’espace n’est plus qu’un continuum. De lui à nous. Un seul et même mouvement. Une forme unique.

Merci l’oiseau pour ta visite. C’est un peu comme si tu me disais : « j’habite en toi, je suis un autre reflet de toi, même si parfois tu m’oublies ». L’oubli est sans doute ce qui caractérise le mieux notre façon d’être au monde. Et les conséquences en sont immenses...

Peut-être ‘mon’ oiseau, par la grande chaîne de solidarité qui les relie tous, parlera-t-il à celui qui est près de vous, pour qu’à son tour, il vous fasse signe : « ne m’oublie pas ».

samedi 3 janvier 2009

Perception

Je me souviens adolescent, cette découverte surprenante. La lumière est une vibration, et nos yeux n’en voient qu’une partie. Vous vous rappelez : selon la longueur d’onde de cette vibration, apparaissent les couleurs. La plus lente visible pour nous : le rouge. La plus rapide : le violet. Cependant nous vivons dans un environnement qui comporte des vibrations plus lentes que le rouge - les infrarouges, et plus rapides que le violet - les ultraviolets.

le spectre lumineux visible par l'oeil humain

Concrètement, le matin quand vous ouvrez les yeux, vous êtes habitué à considérer que ce que vous voyez, c’est la réalité - toute la réalité. Le contraire vous semblerait perturbant et peut-être source d’angoisse ? Eh bien voilà, ces quelques considérations de physique de la lumière vous préviennent : non, vous ne voyez qu’une partie de la réalité !

Étrange exercice pour l’esprit : attention, ce que tu vois n’est pas tout ce qui existe, il y a une partie qui t’échappe. Une simple méditation un peu sérieuse et approfondie de ces informations peut nous conduire à une évolution considérable. En effet, comment rester dans la prétention de savoir, de connaître, de détenir la vérité, quand on admet que de notre naissance à notre mort, il nous manque l’accès à plusieurs facettes de la réalité ?

Car les mêmes choses sont vraies pour les sons. Les infrasons et les ultrasons échappent à notre perception. Et bien sûr aussi pour le toucher, les odeurs et les saveurs. Un vrai gruyère notre système sensoriel. Suffisamment élaboré pour nous permettre de nous orienter dans ce monde, mais suffisamment incomplet pour nous mettre en garde : l’idée que tu te fais du monde n’est pas le monde !

Sacrée leçon. En avez-vous déjà pris la mesure ?

vendredi 2 janvier 2009

Lâcher-prise

Ma vie se déroule avec des hauts et des bas. Comme tout le monde, je préfère les hauts. Et pour les bas, j’ai spontanément tendance à vouloir agir au mieux de mes capacités et possibilités pour les transformer et les faire évoluer. Et quand je n’y arrive pas, je m’efforce de trouver le sens de ce qui m’arrive.

Je me suis « spécialisé » dans la recherche du sens des choses et des évènements depuis mon enfance ! Une prédisposition sans doute. Mais aussi le résultat d’une grande exigence intérieure et d’un environnement qui ne m’a pas donné les moyens de m’exprimer : à défaut de pouvoir façonner le monde, on essaye de le comprendre. Et je n’ai pas perdu mon temps, car l’intelligence de la vie est vraiment fabuleuse...

Il reste que comprendre est encore une façon de vouloir maîtriser ce qui nous arrive. Et dans le parcours qui conduit vers la sagesse, l’expérience du lâcher-prise est une étape importante. Lâcher-prise ce n’est pas renoncer, ce n’est pas baisser les bras et s’enfoncer dans la passivité ou la dépression. Lâcher-prise c’est se décentrer de l’univers de son ego. C’est se mettre dans une disposition qui permet à l’intelligence de la vie de s’occuper de nous. Que c’est difficile !

J’ai vécu de nombreux lâcher-prises, certains assez radicaux, dans ma vie matérielle, affective, relationnelle, et spirituelle. Et j’ai finalement toujours été enrichi de ces expériences qui m’ont fait découvrir de nouveaux horizons. Mais c’est celui qui concerne les simples aléas du quotidien qui reste le plus difficile. Lâcher toutes les petites contrariétés d’une journée - j’y arrive de mieux en mieux, et surtout lâcher les doutes et les inquiétudes sur l’intérêt de mon parcours - c’est plus dur.

Pour les hauts et pour les bas de mon existence, j’espère au cours de cette nouvelle année parvenir un peu plus et un peu mieux à me reposer entre les bras de la Vie. C’est elle qui a voulu que je sois de la partie. Qu’elle se débrouille donc pour m’amener à remplir la fonction qu’elle veut bien m’assigner. Je ne crois pas qu’un seul être sur terre, soit venu pour rien.

jeudi 1 janvier 2009

2009

Merci pour vos visites.
Merci pour vos réactions et commentaires.
Que cette année nouvelle nous permette de tisser des liens
au travers desquels nous serons encouragés à poursuivre notre quête de l'Essentiel,
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conduira d'autres encore à l'Eveil.